Le Plan "Simoun"
La mobilisation anticipée arbitraire des conscrits européens d'Algérie en juin 1962
Nouvelle page mise sur le site le 30 mai 2014
Retour Sommaire

Le plan Simoun est le nom de code militaire d’une opération destinée à transférer les jeunes européens d’Alger et d’Oran en métropole et en Allemagne afin qu’ils y effectuent leur service militaire. Il s’inscrit dans la même logique que les trois fractions du contingent précédent, dites 1962/1 A, 1962/1 B et 1962/1 C, respectivement mobilisées les 1er janvier, 1er mars et 1er mai 1962 et envoyées, elles aussi, en métropole. Cependant, il s’en distingue par l’appel anticipé. En effet, les jeunes FSE (Français de souche européenne) d’Alger et d’Oran ont été mobilisés en juin, un mois avant l’appel de la fraction du second contingent, dite 1962/2 A, dont l’incorporation était normalement prévue pour le 1er juillet selon le décret, n° 61-1291 du 29 novembre 1961. Mais aussi, par le recrutement à l’âge de 19 ans, en raison de l’alignement des âges d’incorporation sur ceux de la métropole et par la résiliation de nombreux sursis. Ces mesures extraordinaires sont imposées, le 17 mai 1962, par l’ordonnance n° 62-574 du ministre des Armées Pierre Messmer.

Un mémoire de master sur le "plan Simoun",rédigé par Soraya Laribi. Il a fait l'objet d'un article très documenté dans le numéro de décembre 2012 (50 ans plus tard !) de la Revue Historique des Armées.

Nous vous conseillons vivement de lire cet article

Si vous avez fait partie des "victimes" de ces mesures arbitraires, vous pouvez nous adresser vos photos et souvenirs et nous créerons une page avec ces documents, ce qui pourrait permettre à ceux qui ont partagé cette "expérience" avec vous de reprendre contact.
Pour les anciens d'Air de France et Bouzaréah, ces pages seront simultanément présentées sur ce site et sur les pages similaires de celui de Bernard Venis http://alger-roi.fr/Alger/plan_simoun/plan_simoun.htm
Pour les anciens des autres localités, ces pages ne seront mises en ligne que sur le site "Alger-roi" de Bernard Venis.

       
Page de Francis Rambert