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ETUDE HISTORIQUE SUR LA
VILLE D'AUMALE - Agriculture, Commerce et Industrie Dernière mise à jour : le 15 avril 2009 |
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AGRICULTURE |
COMMUNICATIONS, COMMERCE
ET INDUSTRIE | |||
-----L'augmentation de la main-d'uvre agricole est due au genre de culture adopté par les européens qui exécutent maintenant des labours préparatoires à la charrue Brabant et pratiquent le fumage, soit à l'engrais de ferme, soit à l'engrais artificiel. -----Le matériel de ferme augmente journellement en nombre et en valeur, et comprend des moissonneuses, des râteaux, des serpes, des rouleaux à cheval et des batteuses à vapeur.
-----Les indigènes abandonnent également leur antique charrue arabe pour la charrue française, et fument et entretiennent un peu mieux leur terres. -----Il y a cependant un grave reproche à leur faire : ils sont les ennemis des arbres, le long des routes, ils les brisent dans les fermes, ils ne leur donnent pas les soins nécessaires, ils les laissent abîmer et manger par les troupeaux, et les arrachent au besoin. Plus d'un incendie de forêts leur incombe : tous les ans, en Algérie, plusieurs centaines d'hectares sont détruits de cette façon, car ils en tirent un profit immédiat. L'administration Forestière, trop bonne à leur égard, les autorisant à pacager dans les forêts brûlées, le retrait de ces autorisations serait peut être un remède.
-----Bien que l'été soit généralement très sec, quelques orages en juillet et août viennent souvent entraver les moissons et les battages : après ces derniers qui durent environ un mois, quelques cultivateurs font des labours préparatoires d'automne. Les semailles se font généralement du 1er novembre au 15 janvier, commençant par l'orge ; le blé se sème ensuite et le plus souvent sur labours préparatoires de printemps ou d'automne, en cas de mauvais temps ou de sécheresse persistante. Dans ce dernier cas, les labours durent jusqu'en fin février, sans préjudice pour la récolte si le printemps est pluvieux. -----Dès les premières pluies d'octobre ou de novembre la campagne devient verdoyante, agréable à la vue et se couvre spontanément d'une radieuse végétation dans laquelle les troupeaux trouvent largement de quoi se refaire et se remettre des privations et des fatigues de l'été. -----Dans les hivers très rigoureux, la neige couvre parfois les champs pendant deux semaines, il faut nourrir les troupeaux et les bêtes de somme dans les étables, ce qui est coûteux, difficile parfois et amène de fâcheuses mortalités. -----Lorsque les rigueurs de l'hiver se font ainsi sentir, le Sud-Est est d'un précieux concours, le froid y étant moindre et la neige presque nulle. Quelques cultivateurs et indigènes qui se livrent à l'élevage et au commerce des moutons obtiennent de très bons résultats en envoyant leurs troupeaux en hiver dans les pâturages du Sud et en les ramenant au printemps dans la région d'Aumale où ils retrouvent nourriture et chaleur. -----Ce sont les pluies d'avril et de mai (ces dernières surtout) qui décident dans la région, de l'avenir des récoltes. Il faut craindre en mai et en juin le terrible sirocco qui risque de sécher sur pied les céréales en fleurs, dans les terres chaudes et exposées au Sud. Les rosées de nuit, généralement abondantes, combattent la sécheresse de l'été, mais quelquefois, de fâcheux brouillards au mois de mai, charbonnent les épis et facilitent la rouille des blés. -----Pour l'ensemble de la région, les fourrages ne sont guère produits par chaque cultivateur, que pour la consommation de ses bêtes de travail ou d'élevage, mais il ne leur est malheureusement pas toujours possible, quand le printemps est sec, de s'assurer une provision de foin pour l'hiver suivant. -----La meilleure région fourragère est le Djebel Dirah, où pousse spontanément une herbe riche en plantes odoriférantes. -----Les entrepreneurs de fournitures militaires s'approvisionnent presque toujours dans les plaines des Arib et dans les régions de Sétif et de Tizi-Ouzou. |
-----La distance de Bouira à Aumale est de 45 km en passant par les Trembles (13 km d'Aumale), l'important centre d'Ain-Bessem et les villages agricoles de Bertville et d'Aboutville. -----Deux voitures publiques dans chaque sens, partent toutes les 12 heures de Bouira et d'Aumale, assurant ainsi la correspondance des voyageurs et des colis avec les trains montants et descendants de la ligne de Constantine. -----Mais ces respectables véhicules, qui en France sembleraient antédiluviens mettent (malgré la bonne volonté des six chevaux qui les traînent) 5 heures, voire davantage à accomplir ce trajet, quand le temps est mauvais et leur confort, bien que les entrepreneurs actuels l'ait beaucoup amélioré, laisse encore fort à désirer. -----Un autre service de voiture relie encore Aumale à Alger, en passant par Bir-Rabalou et Tablat et en correspondant à l'Arba avec les trains sur route des C.F.R.A.. La durée du trajet dans ce sens est d'une vingtaine d'heures. Il y a un départ par jour en chaque sens.
-----Au Sud, Aumale est encore relié à Sidi-Aissa, 33 km, et à Bou-Sâada, 125 km, par une autre ligne de diligence du même type que celles de Bouira et d'Alger (actuellement un service d'auto assure le transport des voyageurs). La durée du trajet pour la première de ces localités est d'environ 4 heures, elle est de 22 heures environ pour la seconde.
-----Anciennement, cette ligne devait être à voie étroite et exploitée par les C.F.R.A., ses premiers travaux en ont été exécutés, et les terrassements et ouvrages d'art amenés jusqu'à quelques kilomètres d'Aumale.
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