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Chapitre 9 : "Querelles de Clochers" ou l'Église inachevée et les Kermesses
Dernière mise à jour 7 novembre 2008

"Querelles de Clochers"
ou
L'Église inachevée et les Kermesses

Air de France n'avait jamais eu d'église ou de chapelle et l'édifice dédié à l'exercice du culte catholique le plus proche se trouvait à Bouzaréah, distant de près de 2 kilomètres, mais que l'on pouvait atteindre relativement facilement, à une époque où les automobiles particulières étaient rares, en empruntant les trolleybus des C.F.R.A. après 4 ou 5 arrêts : Lotissement Pascal, Air de France, École Normale, Deux Piliers, Beausoleil (arrêt facultatif) et terminus à Bouzaréah (Place Martinelli).
     
  Bouzaréah ; l'église sans clocher
(mais déjà avec la cloche)
  Bouzaréah : l'église et
le Monument aux Morts
 
C'est donc tout naturellement que les habitants d'Air de France se rendaient régulièrement le dimanche matin à la messe, célébrée en l'église Saint-Louis de Bouzaréah par l'abbé Henri Suchet (qui assumait aussi les fonctions d'aumônier militaire du camp de Béni-Messous), messe basse à 7 heures et demi, grand-messe (parfois chantée avec accompagnement d'harmonium) à 10 heures. Des artistes bénévoles ayant souvent une excellente base musicale (au piano) prêtaient volontiers leur concours pour l'agrément des cérémonies. Ainsi l'harmonium fut tenu, entre autres, par Madame Adreit, la maman de Bernard puis par Madame Mergny, la maman de Daniel et Michel, qui, malheureusement, au cours d'une cérémonie fin 1959, fut prise d'un grave malaise auquel elle ne devait survivre que quelques jours. A la tribune, l'harmonium accompagnait aussi une petite chorale de chanteuses et de chanteurs amateurs plus ou moins éclairés. Daniel Mergny, alors qu'il était militaire dans l'Armée de l'Air, dirigea un temps cette chorale en tenue d'aviateur ce qui lui valait d'être appelé "l'Amiral" !
Chœur et autel de l'église Saint Louis de Bouzaréah
Pour ces mêmes raisons de commodités, les jeunes recevaient, le jeudi matin, pendant les 3 ans de catéchisme, leur instruction religieuse, dans cette même église de Bouzaréah qui accueillait ainsi tout naturellement les cérémonies de communion solennelle ainsi que les baptêmes.
Article paru dans l'Echo d'Alger du 7 octobre1958 annonçant la reprise des cours de catéchisme pour les élèves de Bouzaréah, d'Air de France, du Parc de Miremont et de la cité de la Police

Bouzaréah : la Communion Solennelle
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Bouzaréah : Les Vêpres, le jour de la Communion Solennelle
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  Juin 1953   Juin 1953  
Bouzaréah (1956) :
La communion solennelle sur la dalle de la future église alors en construction
Faute d'organiste, l'abbé Suchet joue de l'harmonium. Au fond, Fernande et Roger Rambert, Guy Sautet, Elise et Louis Ferrer (tous décédés depuis) et au premier rang, dans le flou, mes cousines Ghislaine et Geneviève Sautet
Bouzaréah (1957) : la Communion Solennelle
dans la future église en construction
       
Bouzaréah (1960) : la Communion Solennelle
dans la nouvelle église
De même, les grandes cérémonies religieuses catholiques (Noël, Pâques, Ascension, Pentecôte, 15 Août, Toussaint) avaient tout naturellement pour cadre l'église Saint-Louis de Bouzaréah.
Dans la presse locale, annonce du programme de la bénédiction des Rameaux en l'église de Bouzaréah. Outre les fautes d'orthographe sur Mozart (avec un "d" !), Bach (avec un "k" !), on note la présence de Madame Adret (sans le "i"), la maman de Bernard, qui accompagnait à l'harmonium probablement le chant d'un Monsieur Delgal (du Conservatoire de Paris !).
Le dimanche des Rameaux revêtait une importance toute particulière pour les enfants. En effet, ce jour là, les parents allaient à la messe avec des rameaux d'olivier que le prêtre bénissait à la fin de la cérémonie mais la plupart des enfants avaient un équivalent bien plus alléchant, acheté chez les pâtissiers-confiseurs (la boulangerie Torrès en général). Il s'agissait d'un bâtonnet de bois ou de roseau, masqué par un enroulement de papier doré ou argenté et sur lequel étaient fixées, "en rameaux", 5 ou 6 tiges en fer au bout desquels étaient accrochées diverses petites confiseries : oeuf, poule ou cloche en chocolat ou en sucre glacé, petites bouteilles de chocolat remplies de "liqueur" (rhum, kirsch, cherry, etc...) et paquets de petits oeufs en sucre également remplis de "liqueur". A l'extrémité supérieure du rameau une belle orange confite était placée sur un crochet qui permettait de suspendre le rameau, le plus souvent sur une des branches d'un lustre pour éviter que les friandises ne se cassent mais surtout pour les mettre hors de portée des enfants qui n'auraient pas pu résister très longuement à l'attrait de ces délices offertes à leur gourmandise. Il faut dire que la messe des Rameaux représentait un véritable supplice de Tantale et il n'était pas rare de voir quelques bambins essayer de lécher les chocolats qui étaient à leur portées, si leurs parents n'avaient pas pris la sage précaution de les emballer dans du papier cellophane. Il restait néanmoins un danger qui se produisait régulièrement chaque année : sous l'influence des mouvements répétés de caresse des doigts ou des lèvres, il était habituel, qu'avant la fin de la cérémonie et la bénédiction des rameaux, un des sacs en cellophane contenant les petits oeufs en sucre à la "liqueur"s'ouvre brutalement et que les petits oeufs se répandent sur le sol de l'église avec un bruit de crécelle rompant le silence "religieux" de la cérémonie. Tous se souviennent du regard courroucé de l'Abbé Suchet cherchant à identifier le responsable de cet accroc dans la liturgie !
Les Rameaux : Mauricette Olivès et sa cousine Brigitte posent (avant la messe ?) devant la pharmacie Tillot et le garage Torrès (au fond, l'entrepôt Poisot)
Le problème se posait pour les mariages et pour les enterrements car administrativement, Air de France dépendant de la commune de Dély Ibrahim, les habitants d'Air de France étaient ainsi placés dans une position quelque peu schizophrénique. Pour les enterrements, il existait une solution de contournement : les familles avaient déjà, pour la plupart, des concessions, soit au grand cimetière de la Ville d'Alger à Saint-Eugène, soit au petit cimetière de Bouzaréah, sur la route du Village Céleste et, après l'absoute, le curé de la paroisse à laquelle était rattaché le cimetière, se devait de conduire, accompagné de ses enfants de chœur en surplis noir, le convoi funéraire jusqu'au lieu de sépulture pour une ultime bénédiction.
Par contre, pour les mariages, la cérémonie civile devait se dérouler soit à la Mairie de Dély Ibrahim, soit à la petite mairie annexe située en face de l'épicerie "Au Bon Accueil" et il fallait déployer des prodiges de diplomatie pour ne pas heurter le curé de Dély Ibrahim, l'abbé Serralda, si on souhaitait que la cérémonie religieuse ait lieu à Bouzaréah (et inversement le cas échéant). Ce n'était pas qu'il y ait eu un quelconque antagonisme viscéral entre ces deux respectables religieux, mais plutôt une concurrence quelque peu intéressée, ces cérémonies étant susceptibles de produire d'intéressantes retombées pour les maigres finances de ces deux paroisses.
   
Dans la presse locale, un exemple de célébration d'un mariage civil à Dély-Ibrahim et de la bénédiction religieuse par l'abbé Suchet en l'église de Bouzaréah.
On note que l'orgue (c'était en réalité un harmonium, actionné par pédales) était tenu par Madame Alberte Adreit (là, c'est bien orthographié...), la maman de Bernard.
L'idée d'avoir une église à Air de France commençait donc à être déjà dans l'air lorsque, vers le milieu des années 1950, il fut décidé (par l'archevêché d'Alger ?) de rattacher totalement Air de France à la paroisse de Dély Ibrahim bien que l'église en soit beaucoup plus éloignée que celle de Bouzaréah et surtout qu'elle n'était desservie par aucun moyen de transports en commun pratique au départ d'Air de France. Il aurait fallu prendre le trolleybus de la ligne 6 jusqu'à Châteauneuf puis espérer une correspondance avec le rare autobus de la ligne 15 (anciennement ligne R) assurant la desserte de Dély Ibrahim et Chéragas.
Les catholiques d'Air de France firent alors valoir ces inconvénients auprès de l'abbé Neau (qui avait remplacé l'abbé Serralda à Dély Ibrahim) et celui ci proposa de célébrer une messe chaque dimanche matin, à condition de trouver local disponible à cet effet.
Cela fut aisément résolu car, dans le nouveau bâtiment situé face à la brasserie "Normandie", abritant déjà le salon de coiffure de Madame Amato et la pâtisserie Sainte Marie, un local commercial vacant n'avait provisoirement pas encore trouvé d'acquéreur. Cette initiative permit à un nombre croissant de pratiquants d'assister à l'office le dimanche matin à 10 heures et demi, dans des conditions très acceptables, une table autel, une table de communion avec prie-dieu et 6 à 8 bancs, en bois ayant été fabriqués à cette seule intention.
Mais ce bâtiment n'était pas même une véritable chapelle, et encore moins une véritable église, et la frustration certaine qui en résultait conduisit à poser, de façon aiguë, le problème de la construction d'un tel édifice et à essayer de résoudre la question préalable du budget nécessaire à une telle entreprise. En l'absence de "généreux mécènes" fortunés, le projet fut formé d'organiser une kermesse pour commencer à recueillir les fonds destinés à provisionner ce budget.
Dans ce but, on fit appel à la générosité des entreprises comme Limiñana (l'anisette Cristal) ou Spigol (les épices) qui firent don de petits cadeaux publicitaires pour les lots des pochettes-surprises, ou Bastos (les cigarettes) qui prit en charge l'impression des affiches annonçant cet événement. De nombreux donateurs anonymes fournirent aussi des lots destinés à alimenter les divers stands. Dans le même temps chacun mobilisait ses savoir-faire : layettes tricotées, fabrication de divers bibelots, plantation de cactées dans de petits pots précédemment peints etc…
La première kermesse eut lieu, vraisemblablement en 1955 ou 56, sur le boulodrome du CBB, attenant au Café des Pins (Ordinez) et remporta un vif succès. Pendant toute cette journée ensoleillée de mai ou juin, il y eut foule autour des stands de jeux et de nourriture avec, bien entendu, une buvette bien approvisionnée en boissons (sodas Crush ou Slim, bières "La Gauloise" ou "33 Export") rafraîchies dans de grandes lessiveuses emplies de blocs de glace.
Kermesse mai ou juin? 1956 ou 1957? au boulodrome du CBB à côté du Café des Pins (Ordinez) : Roger Rambert derrière son stand de préparation de cornets de chips, préparées sur place dans la bassine à friture.
Je me souviens de mon père, passant toute la journée, devant sa bassine d'huile bouillante, à confectionner continuellement de délicieuses frites (en ce temps, on ne disait pas encore chips) chaudes, moelleuses et croustillantes à souhaits, dont il emplissait les cornets de papier blanc et dont, malgré ses efforts, il ne parvenait pas à satisfaire la demande.
L'oncle de Raymond "Riri" Villa animait une course de petits chevaux mécaniques et avait inscrit au-dessus de son stand "Ici comme à Auteuil, les chevaux gagnent dans un fauteuil et comme au Caroubier, les doigts dans le nez". Mon oncle Louis "Loulou" Ferrer avait pris en charge un jeu consistant à lancer des pièces de 5 francs (de l'époque) en direction d'une assiette de faïence flottant sur une bassine d'eau, le but étant que la pièce lancée reste dans l'assiette pour gagner un lot.
Il y eut aussi une "enchère à l'américaine" pour gagner le gros lot (dont je ne me souviens plus en quoi il consistait). Ce système d'enchères qu'avait brillamment animé, "au micro", mon oncle Guy Sautet, avec le concours subreptice d'un "baron" ou "compère", joué par Henri Cholet, dont le rôle était de faire monter plus ou moins artificiellement les enchères, avait pour règle que chaque enchérisseur devait verser, sans espoir de remboursement, la différence entre l'enchère précédente et le montant qu'il proposait. L'enchère se terminait lorsque plus aucun enchérisseur ne se manifestait et il suffisait au dernier enchérisseur de proposer une somme modique (100 francs de l'époque par exemple) pour espérer remporter l'enchère dont tous les enchérisseurs précédents avaient constitué par leurs apports toujours modestes le montant (que les organisateurs espéraient le plus élevé possible et à quoi s'évertuait le "compère") et gagner ainsi un lot valant plusieurs dizaines de milliers de francs (toujours de l'époque).
Cette première édition fut renouvelée l'année (ou peut-être les deux années) suivante(s) dans des conditions analogues mais un conflit surgit rapidement entre l'abbé et le Conseil Paroissial, organisateur de la kermesse, quant à l'utilisation des bénéfices de cette journée.
Dans le même temps, le local provisoirement utilisé comme chapelle, ayant trouvé un acquéreur qui le destinait à son utilisation commerciale naturelle, la communauté catholique se trouva de nouveau privée de lieux de culte. La conjonction de ces deux évènements imposa alors à Monseigneur Pignier, évêque auxilliaire d'Alger, qui assurait l'intérim de l'archevêché depuis la disparition de Monseigneur Leynaud, de rencontrer le Conseil Paroissial pour tenter de trouver un terrain d'entente et une solution acceptable. Il en résulta le rattachement définitif d'Air de France à la paroisse de Bouzaréah et surtout, l'acquisition par l'Archevêché d'Alger, d'un terrain destiné à l'édification de l'église d'Air de France.
En attendant cette construction, les catholiques pratiquants d'Air de France trouvèrent refuge dans le grand garage de l'entreprise d'équipements sanitaires de Monsieur Chaix, rue du Berry, où le "matériel" nécessaire à l'exercice du culte (table autel, table de communion et bancs), pouvait être entreposé. Ces équipements étaient déployés chaque dimanche à 8 heures, dans ce même garage entrepôt, pour accueillir la toute petite poignée de fidèles (qui n'avaient jamais autant mérité ce qualificatif) qui assistaient à la messe. De nouveau, ce fut l'abbé Suchet, toujours curé de Bouzaréah (il le restera d'ailleurs jusqu'en 1962 et, après son retour en France, assistée de toujours la même gouvernante, il bénéficia d'une semi-retraite, en charge de l'Abbaye de "La Bénédictine" à Fécamp) qui dut reprendre le volant de son vieux coupé "Peugeot 202" décapotable, de couleur marron, qui le conduisait de Bouzaréah à Air de France, pour y célébrer cet office.
-----L'achat par l'Archevêché d'Alger d'un terrain, situé près de la laiterie Djaffer, destiné à accueillir la future première église d'Air de France était une première étape. Il fallait ensuite faire dessiner les plans de cet édifice. Heureusement, le président du Conseil Paroissial, Monsieur Fontas, qui exerçait la profession d'architecte, avait déjà mis ses talents au service de la communauté et avait dessiné des plans en accord avec les besoins liturgiques et pastoraux et avec la taille du terrain disponible. Mais les contraintes de la construction proprement dite dont la charge incombait aux paroissiens et imposèrent au Conseil Paroissial de rechercher de nouvelles sources de financement. Dans cette nouvelle dynamique, les seules ressources escomptées pour alimenter le budget de construction ne pouvaient provenir que des bénéfices provenant de nouvelles kermesses.
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Mais en cette époque troublée, les problèmes politiques en France et en Algérie, liés aux "évènements" ne tardèrent pas à nettement interférer avec l'organisation de telles manifestations. Au cours de la période d'incertitude résultant des évènements du 13 mai 1958, alors que les réserves des années précédentes avaient été absorbées par "les premiers coups de pioche et les terrassements en cours d'exécution", la kermesse, indispensable au réapprovisionnement des ressources pour financer ces travaux, initialement prévue le 30 mai, dut être reportée d'une quinzaine de jours, avec l'espoir d'un retour à un climat plus calme.
Coupure de l'Echo d'Alger du 30 mai 1958
En raison de ce report le lieu initialement prévu n'étant plus disponible à la nouvelle date, cette kermesse un peu spéciale se déroula donc, les 14 et 15 juin 1958, dans un bâtiment trouvé in extremis et peu adapté à ce genre de manifestations, l'entrepôt de l'entreprise Poisot situé route de Béni-Messous (rue de Touraine).
Dans l'Echo d'Alger du 14 juin 1958 l'annonce de la kermesse dans l'entrepôt Poisot
Un peu spéciale car le mélange des genres y avait atteint des sommets : le souhait quasi général des Européens d'Algérie et des Français-Musulmans fidèles à la France, étant alors d'appeler le Général De Gaulle à revenir au pouvoir pour bâtir, sur les décombres de la IVème République, une nouvelle entité intégrant totalement l'Algérie et les Algériens à la France (ces souhaits et cet espoir seront hélas très rapidement déçus et la confiance placée en cet homme "providentiel", complètement trahie), de grands portraits du général, n'ayant rien à voir avec le contexte de cette manifestation confessionnelle, étaient arborés sur les murs de la salle où avait lieu la kermesse.
L'année suivante, alors que l'édifice tant espéré commençait à sortir de terre, dans un climat encore un peu euphorique, la dernière kermesse eut pour cadre le terrain situé derrière l'école, entre la route de Bouzaréah et les nouveaux bâtiments préfabriqués de la Mairie-annexe du 7ème arrondissement du Grand Alger. En 1960, dans la foulée de la "semaine des barricades" et des procès qui s'ensuivirent, en 1961, après le "putsch des généraux", et bien sûr, en 1962 après les soi-disant "accords d'Evian" et le honteux cessez-le-feu qui en résulta, il ne fut plus question d'organiser de nouvelles kermesses pour poursuivre et achever les travaux de construction de cette église. Des inquiétudes plus essentielles, plus vitales sur l'avenir de chacun en Algérie, d'autant que la solution d'intégration devenait de plus en plus hypothétique et que la menace d'un exode massif devenait plus probable, même si chacun se refusait encore à l'envisager et à l'admettre, faisaient passer au second plan la volonté spirituelle de participer à la construction d'une église, devenue sans objet par la disparition programmée de ceux à qui elle était destinée.
Les travaux programmés et provisionnés qui s'étaient alors mollement poursuivis dans l'indifférence générale jusqu'à épuisement des fonds disponibles furent alors définitivement stoppés alors que les murs de briques de l'église d'Air de France ne dépassaient pas une hauteur d'un peu moins de 2 mètres.
Cette église dont le projet et la construction avaient mobilisé pendant plusieurs années tant de personnes motivées (parmi lesquelles, outre mon père et mes oncles, les Suréda, Madame Chaix, les Fenech, les Massini et beaucoup d'autres), resterait donc malheureusement irrémédiablement inachevée, ce qui, récemment et donc bien des années plus tard, a suscité ce commentaire désabusé d'un ancien élève Français-Musulman de l'École Mixte d'Application d'Air de France : "Une image que je n'oublierai jamais, c'est l'église qui n'a jamais été achevée. Quel dommage!". Belle et triste épitaphe…

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